samedi 15 août 2026
RIMBAUD - VERS NOUVEAUX - UNE SAISON EN ENFER - Préface de Jean-Luc Steinmetz, paru en 1992 aux éditions GF Flammarion. - Illustration musicale : "Une Saison en Enfer" d'Arthur Rimbaud, une création de 1985, par The New Calliope Singers.
Cette édition de ces deux corpus de textes et de poèmes d'Arthur Rimbaud vaut surtout pour la préface de Jean‑Luc Steinmetz dans l’édition GF Flammarion 1992 (Vers nouveaux – Une saison en enfer) est un texte de 43 pages denses, qui sert à orienter la lecture, et à définir l’unité profonde entre les Vers nouveaux et Une saison en enfer et c'est l'une des plus brillante qui m'a été offert de lire. Jean-Luc Steinmetz qui reste l'un des biographes majeurs du poète aux semelles de vents présente Rimbaud comme un poète de la transformation radicale, dont l’œuvre est un laboratoire de formes (Vers nouveaux) et une confession barbare (Une saison en enfer). Il insiste sur la continuité entre ces deux ensembles : les Vers nouveaux préparent la rupture, Une saison en enfer en raconte l’effondrement et l’adieu. Jean-Luc Steinmetz rappelle que Rimbaud poursuit une ambition unique : Transformer la vie par les moyens de la poésie. Cette idée qui est reprise des 2 lettres du Voyant, structure toute la préface. Arthur Rimbaud n’écrit pas pour exprimer : il écrit pour déplacer, défaire, réinventer, inventer ; les Vers nouveaux : un laboratoire poétique avec les Vers nouveaux comme un ensemble de poèmes de transition, où Rimbaud explore des rythmes naïfs, des chansons anciennes, où il tente de simplifier la forme pour atteindre une vérité plus nue. Ce sont des poèmes encore liés à la vie quotidienne, aux lieux traversés, aux amitiés, mais déjà marqués par une fatigue du lyrisme et une désillusion. Une saison en enfer : la confession barbare, Jean-Luc Steinmetz insiste sur le caractère autobiographique, mais non réaliste, de Une saison en enfer qui n’est ni un journal, ni un récit mais une mise en scène de soi, une autopsie spirituelle, un procès intérieur. Cette préface souligné des points essentiels : la rupture avec Verlaine comme nœud dramatique, les lieux, contextes et dans quelles conditions (Paris, Londres, La Roche), ces épisodes poétiques sont générés, écris ; l'évocation de la dimension contre‑évangélique du texte (inversion des symboles chrétiens) est forte, la tension entre damnation et renaissance puissante. L’importance capitale d’Alchimie du verbe, où Rimbaud relit et juge ses propres tentatives poétiques. Jean-Luc Steinmetz rapelle qu'une saison en enfer est le seul livre publié par Rimbaud de son vivant, ce qui lui donne un statut particulier : un testament poétique, mais aussi un adieu prophétique d'Arthur Rimbaud à la poèsie, même si par la suite, il y aura les "Illumilations". Jean-Luc Steinmetz permet d'appréhender avec cette préface que la modernité évoquée, vouluen par Arthur Rimbaud et un désir nouveau de la poèsie avec le refus des formes anciennes et que son rôle de poète une volonté d'être en avance sur son temps et que le final de Une saison en enfer — « Il faut être absolument moderne » — doit être entendu comme un constat, non un programme ou un voeux : Arthur imbaud a atteint la modernité en se brisant et les Vers nouveaux en montrent l’effort, Une saison en enfer en développe l’effondrement, ensemble, ils racontent la dernière année, la phase finale, de création poétique d' Arthur Rimbaud. En conclusion Jean-Luc Steinmetz exprime qu' Arthur Rimbaud, dans ces textes, atteint une forme de vérité poétique extrême : une parole qui se retourne contre elle-même, qui se juge, qui se détruit, mais qui ouvre la voie à toute la poésie moderne.- Christizn-Edziré Déquesnes.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire