lundi 30 décembre 2019
jeudi 26 décembre 2019
LA NOUVELLE REVUE MODERNE - N°40.
Reçu, ce jour, du fidèle Camarade Philippe Lemaire
La Nouvelle Revue Moderne
n°40
vendredi 13 décembre 2019
Prières de Christian-Edziré pour son père ARTHUR.
D'après Allen Ginsberg, des extraits de 'Howl'
pour Arthur Jean Déquesnes - 7.04.1928 - 02.12.2019.
Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré !
Le monde est sacré ! L'âme est sacrée ! la peau est sacrée ! Le nez est sacré ! la langue est sacré ! le bois du chêne est sacré ! le menuisier est sacré !
Tout est sacré ! tout le monde est sacré ! partout est sacré ! toute journée est dans l'éternité ! Tout homme est un ange !
Le clochard est aussi sacré que le séraphin ! le fou est sacré comme tu es sacrée mon âme...
...Sacré Daniel sacré Nicole sacré Denise sacré Gilbert sacré Léonne...
Sacrée ma mère à l'hôpital...
...Sacré la Clémence ! Le Pardon ! La Charité ! La Foi ! Sacrés ! nos corps ! souffrant ! magnanimité !
Sacré la surnaturelle intelligente extrêmement brillante bonté de
l'âme.
*****
À Nelly Duwoye Déquesnes
Je vous dois un poème qui vous servira
À la lumière de vos pas à venir
J'entends sa Musique qui s'élève
De dessous la robe du Beffroi
Pareil à Gayant
Avec son Carillon sonnant qui berce, bienveillant,
L'émoi laissé par l'apparition du Roi
Nous entendons la parole d'Arthur
Des mots ici bas
Qui désire que pour NOUS perdure
La chanson de cette vie misérable,
Invincible.
Christian-Edziré Déquesnes,
Le 02 décembre 2019.
dimanche 8 décembre 2019
Deux illustrations transmisses par Julien Blaine et un poème de Gérard Lemaire.
![]() |
- Le Chemin d'Arthur,
dessin de Jacques Cauda. -
|
![]() |
| - Hôpital de la charité (Marseille) - |
Pourquoi Rimbaud allait-il vendre des fusils
À un satrape d'Abyssinie
Parce qu'il n'y a rien à faire pour le poète
Il n'attend même pas des jours meilleurs
Ne peut venir
Qu'une colère à rendre fou
À s'exterminer les uns les autres
Parce qu'il n'y a personne
Partout dans la rue
Les gens veulent faire semblant de travailler
De s'exterminer
Jusqu'à la dernière minute
Parce qu'ils n'ont pas trouvé ce qu'il fallait faire
Parce que la peur dans cette ignorance les a tenus paralysés
Gérard Lemaire 2015
![]()
- Jean Arthur Rimbaud à Haden -
|
samedi 7 décembre 2019
LE NOUVEAU COMMANDEMENT
LE NOUVEAU COMMANDEMENT
L'idiot de la bourrasque de
Pluie et de grand vent du Cimetière du Moulin des Loups demande
Aux absentes 'Pourquoi sans vergogne vous
'vous vautrez aux glorioles virtuelles si
Ephémères et effroyablement mercantiles ? Apportant le
Nouveau commandement l'homme en noir
A frappé à la porte de
Mon Amour. Le Roi des roi
N'est pas mort, il me
Livre un nouveau commandement sacré. Ozymandias !
N'offrez plus vos baisers aux
Cœurs de toutes promesses de lettres
que jamais vous n'avez posté.
Ne jetez plus en pâture les
Images des sourires de vos enfants
Malades aux spectateurs des nouveaux jeux
Du cirque de ces 'amis' de
Paille ! ces 'amis' de rien qui
S'enflamment bientôt, se consume complètement
Aussitôt qu'une étincelle de vérité
Se révèle à leurs yeux alors
Des innocents sont blessés ; Puis bien
Plus tard ne respirant plus que
La bêtise, votre visage devient haineux
Car une colère sans nom vous
Assaille et vous arme pour tuer
Au nom d'un amour qui
N'en est pas, Plus une
Once d'élévation en cet instant,
Là ! pour votre pauvre humanité - NOUS
Sommes tous des pauvres ! - Ce moment,
Là ! peut se montrer terriblement fatal ;
Tôt ou tard quand ce je
Est fait la partie n'est
Rarement que remise, il y a
Toujours dans les parages un type
Du calibre de Stagger Lee afin
De redistribuer les cartes qui sont
Pareilles à des balles de colt.
Alors sans dire un mot, même
Si en vous tournant le dos,
Vous l'avez vu repartir sans
Qu'il vous abatte sur place,
Il a récupéré, restauré la dignité
De son chapeau. Puis vous toute
Ou tout de noir vêtu derrière
Vos fourneaux, à astiquer vos casseroles,
Vos marmites à cuisiner pour l'
Argent, le profit et la gloriole
Vous ne voyez pas qu'il
Repasse par la porte du fond...
Ozymandias ! Livre un nouveau commandement sacré.
N'est pas mort, il me
Mon Amour. Le Roi des roi
A frappé à la porte de
Nouveau commandement l'homme en noir
'Ephémères et effroyablement mercantiles ?' Apportant le
'vous vautrez aux glorioles virtuelles si...'
Aux absentes 'Pourquoi sans vergogne vous...'
Cimetière du Moulin des Loups demande
Pluie et de grand vent du...
L'idiot de la bourrasque de...
En vers arithmonymes de six.
Christian-Edziré Déquesnes,
Les 7 et 9 décembre 2019, en Dwai.
BACK DOOR MAN
par HOWLIN' WOLF
BACK DOOR MAN
par The DOORS
BACK DOOR MAN
Version originale
par son créateur,
WILLIE DIXON.
BONUS
THERE WAS A SAVIOUR / IL Y EUT UN SAUVEUR (1940) - DYLAN THOMAS
Ce fameux concert de John Cale commence par
'There Was A Savior / Il y eut un sauveur'
de Dylan Thomas.
Quand je regagne mon lit, ce soir, pour la première fois depuis la mort de mon père, Arthur Déquesnes, le 2 novembre, j'allume la musique... - le poste radio-cd est sur ma table de chevet - ...pour écouter la chanson de John Cale au son de laquelle Papa est sorti de l'église de par l'allée centrale où nous le suivions... c'est un poème de Dylan Thomas mis en musique et chanté par John Cale... ...pourtant ce n'est pas fini cette "histoire"... Ce n'est pas cette chanson là, cette plage là que NOUS avions choisi du disque pour la sortie de l'église de notre père... mais le lecteur fait un caprice et il envoie 'Introduction+There Was A Saviour Interlude I' ; à la relecture, ce soir, des paroles, je ne crois pas vraiment que ce soit un hasard.
Vous savez dans la poche de mon père j'ai glissé un stylo, à côté du flotteur de pêche glissé par son second fils Frédéric, afin qu'il NOUS "écrive" des messages... il a fait vite, Arthur !... C'est SENSASS !
Je vous embrasse toutes et tous très fort et fraternellement.
Je vous embrasse toutes et tous très fort et fraternellement.
There Was A Saviour (1940) - DYLAN THOMAS, extrait de 'Visions & prières'.
'There was a saviour
Rarer than radium,
Commoner than water, crueler than truth;
Children kept from the sun
Assembled at his tongue
To hear the golden note turn in a groove,
Prisoners of wishes locked their eyes
In the jails and studies of his keyless smiles.
Children kept from the sun
Assembled at his tongue
To hear the golden note turn in a groove,
Prisoners of wishes locked their eyes
In the jails and studies of his keyless smiles.
The voice of children says
From a lost wilderness
There was calm to be done in his safe unrest
When hindering man hurt
Man, animal or bird
We hid our fears in the murdering breath,
Silence, silence to do, when the earth grew loud,
In lairs and asylums of the tremendous shout.
There was glory to hear
In the churches of his tears,
Under his downy arm you sighed as he struck,
O you who could not cry
On to the ground when a man died
Put a tear for joy in the unearthly flood
And laid your cheek against a cloud-formed shell:
Now in the dark there is only yourself and myself.
Two proud, blacked brothers cry,
Winter-locked side by side,
To this inhospitable hollow year,
O we could not stir
One lean sigh when we heard
Greed on man beating near and fire neighbour
But wailed and nested in the sky-blue wall
Now break a giant tear for the little known fall.
For the drooping of homes,
That did not nurse our bones,
Brave deaths of only ones but never found,
Now see, alone in us,
Our own true strangers' dust
Ride through the doors of our unentered house.
Exiled in us we arouse the soft,
Unclenched, armless, silk and rough love that breaks all
rocks.'
Traduction
IL Y EU UN SAUVEUR - Dylan Thomas, 1940.
Il y eut un sauveur
Plus rare que le radium,
Plus commun que l'eau, plus cruel que la vérité ;
Des enfants écartés du soleil s'assemblaient dès qu'il
ouvrait la bouche
Pour entendre la note d'or tourner dans une rainure,
Des prisonniers des désirs verrouillaient leurs yeux
Dans les geôles et les chambres de ses sourires sans clé.
La voix des enfants dit
Depuis un désert perdu
Que le calme devrait
s'instaurer dans son inquiétude rassurante,
Quand l'homme-entrave blessait
Homme, animal ou oiseau
Nous cachions nos peurs dans ce
souffle assassin,
Silence, silence à instaurer, quand la terre gronda,
Dans les asiles et les tanières du cri épouvantable.
Il y avait de la gloire à entendre
Dans les églises de ses larmes,
Sous son bras duveteux tu soupiras quand il frappa,
Ô toi qui ne pouvais pleurer
Jusqu'au sol quand un homme mourait
Tu ajoutais une larme de joie au déluge surnaturel.
Et posais ta joue contre une coquille à forme de nuage :
Maintenant dans l'obscurité il n'y a plus que
toi-même.Deux frères assombris, orgueilleux, crient,
Figés côte à côte par l'hiver
Vers cette année inhospitalière et creuse,
Ô nous qui ne pouvions tirer de nous
Le moindre soupir quand nous entendîmes
L'avidité en l'homme déferler, enflammer le prochain
Mais avons gémi et niché dans le mur bleu-de-ciel /
Maintenant nous versons une larmes géante pour la chute peu connue,
Pour l'affaissement des maisons
From a lost wilderness
There was calm to be done in his safe unrest
When hindering man hurt
Man, animal or bird
We hid our fears in the murdering breath,
Silence, silence to do, when the earth grew loud,
In lairs and asylums of the tremendous shout.
There was glory to hear
In the churches of his tears,
Under his downy arm you sighed as he struck,
O you who could not cry
On to the ground when a man died
Put a tear for joy in the unearthly flood
And laid your cheek against a cloud-formed shell:
Now in the dark there is only yourself and myself.
Two proud, blacked brothers cry,
Winter-locked side by side,
To this inhospitable hollow year,
O we could not stir
One lean sigh when we heard
Greed on man beating near and fire neighbour
But wailed and nested in the sky-blue wall
Now break a giant tear for the little known fall.
For the drooping of homes,
That did not nurse our bones,
Brave deaths of only ones but never found,
Now see, alone in us,
Our own true strangers' dust
Ride through the doors of our unentered house.
Exiled in us we arouse the soft,
Unclenched, armless, silk and rough love that breaks all
rocks.'
Traduction
IL Y EU UN SAUVEUR - Dylan Thomas, 1940.
Il y eut un sauveur
Plus rare que le radium,
Plus commun que l'eau, plus cruel que la vérité ;
Des enfants écartés du soleil s'assemblaient dès qu'il
ouvrait la bouche
Pour entendre la note d'or tourner dans une rainure,
Des prisonniers des désirs verrouillaient leurs yeux
Dans les geôles et les chambres de ses sourires sans clé.
La voix des enfants dit
Depuis un désert perdu
Que le calme devrait
s'instaurer dans son inquiétude rassurante,
Quand l'homme-entrave blessait
Homme, animal ou oiseau
Nous cachions nos peurs dans ce
souffle assassin,
Silence, silence à instaurer, quand la terre gronda,
Dans les asiles et les tanières du cri épouvantable.
Il y avait de la gloire à entendre
Dans les églises de ses larmes,
Sous son bras duveteux tu soupiras quand il frappa,
Ô toi qui ne pouvais pleurer
Jusqu'au sol quand un homme mourait
Tu ajoutais une larme de joie au déluge surnaturel.
Et posais ta joue contre une coquille à forme de nuage :
Maintenant dans l'obscurité il n'y a plus que
toi-même.Deux frères assombris, orgueilleux, crient,
Figés côte à côte par l'hiver
Vers cette année inhospitalière et creuse,
Ô nous qui ne pouvions tirer de nous
Le moindre soupir quand nous entendîmes
L'avidité en l'homme déferler, enflammer le prochain
Mais avons gémi et niché dans le mur bleu-de-ciel /
Maintenant nous versons une larmes géante pour la chute peu connue,
Pour l'affaissement des maisons
Qui n'allaitèrent pas nos os,
Courageuses morts d'êtres uniques, jamais découverts,
Maintenant voyons, seuls en nous-même,
Notre vraie poussière d'étrangers
Chevaucher à travers les portes de notre maison jamais franchie. Exilés en nous-même nous éveillons le doux
Amour à mains ouvertes, sans bras, soyeux et rude
qui brise le roc.
Courageuses morts d'êtres uniques, jamais découverts,
Maintenant voyons, seuls en nous-même,
Notre vraie poussière d'étrangers
Chevaucher à travers les portes de notre maison jamais franchie. Exilés en nous-même nous éveillons le doux
Amour à mains ouvertes, sans bras, soyeux et rude
qui brise le roc.
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