AUX ROBES DE RIMBAUD - "Les inédits de Rimbaud, c'est nous !" (Louis Scutenaire).
mercredi 15 juillet 2026
...de Verena Wimmer de Linz
FARBEN BRISÉ DE LA GRANGE / LE NOIR A ÉTÉ ATTIRÉ HIER - AUJOURD'HUI IL SE TRANSFORME EN UN ROUGE SAUVAGE DANS LE CERCLE / LA VIEILLE MAISON NOYAU UN CHIEN DANS LA POUDRE UN LANCEAU / DANS LE CIEL / SANS DÉBUT SANS FIN / JUSTE UNE CHOSE SIMPLE / MAINTENANT !
mardi 14 juillet 2026
RIMBAUD, LE PRECURSEUR de René Silvain, paru en 1945, aux éditions Boivin . - Illustration musicale : "Les Effarés" d'Arthur Rimbaud par The Macabre Muse.
Paru en 1945, cet ouvrage explore la vie tumultueuse et l'œuvre novatrice de Rimbaud, qui a radicalement transformé la poésie moderne. Silvain René met en lumière les influences et les révolutions stylistiques que Rimbaud a apportées, qui le positionne comme le véritable précurseur des révolutions littéraires à venir, tel que le surréalisme ou/et le néo-romantisme. L'ouvrage propose une réflexion sur l'impact de la rébellion poétique sur la littérature, d'Arthur Rimbaud, tout en soulignant l'importance de la période historique dans laquelle Rimbaud a évolué, caractérisée par des bouleversements sociaux, politiques et qui lui écrire "À mesure que notre génération" concevra la tâche qui lui incombe, elle se rendra compte que son effort a été amorcé et préparé par des précurseurs intrépides déployant leur activité dans les années les plus sombres du siècle précédent, après la guerre de 1870-1871", ce qui d'une certaine manière est toujours d'actualité.
lundi 13 juillet 2026
samedi 11 juillet 2026
dimanche 5 juillet 2026
Trois jours meurent. / Nul ne sait./ Sauf toi, Amour./// Tu mentiras. / Comme toujours, / Amour.
Trois jours de crachin gras,
De chagrin las.
Amour moisi.
Seul avec la bleue
Et mon fusil,
Dans cet appentis gris.
Mille vains combats.
Masques traîtres.
Ambivalence.
Des millions de galettes.
Adulation.
Mais toi, Amour,
Ambition ou trahison ?
Tu dis qu’un sang de flétan
Court dans mes veines trouées.
Les poissons ne sentent rien,
C’est bien connu.
Munich début mars, puis Rome.
Overdose. Saturation.
Laisse tomber.
Dis-moi Amour,
Cette lettre froissée,
Abandonnée sur le sol.
Illusion ?
À Boddah, imaginaire.
Des mots tracés,
D’une main déchue.
La mienne ?
Chimère tardive, décalée.
Écrire pour mentir à Boddah
Mon miroir, mon ennui, mon dépit.
L’affronter sans me disloquer.
Fracture de l’âme.
L’angoisse glisse en moi et se noie.
Je coule, le temps coule autant.
Embraser l’allumette humide sous la peau.
Ce bout de soufre qui souffre mal ou mieux.
J’enlace ma belle bleue.
Bride son cou mince.
Touche son ventre lisse.
Cordes rauques.
Cordes sensibles.
Cordes pincées, doigts précis.
Cordes frottées, caresses coulées.
Accords interdits, incisifs.
À corps offert, à corps perdu,
Accord enfui, à cœur ouvert.
Elle s’emballe, chauffe, hurle
Son désir, mon plaisir, un rire fou.
Je l’effleure.
Elle frémit, pétille, crépite à l’envi.
Brûle à l’envers. Enfer et contre moi.
Contre addiction.
Tessiture aiguë d’un glissando agressif,
L’annulaire bagué de métal noir.
Le son mauve.
Instable.
Ivre.
L’âme du monde
Gicle d’un bend acide.
Jus sombre et toxique.
Extase brutale.
Un coup part.
Détruit l’espace.
Le fusil.
C’est toi Amour ?
Ma belle bleue tombe,
Une Fender Mustang.
Morte.
Moi aussi.
Pourquoi la porte est-elle fermée ?
De l’extérieur ?
Qui a la clef ?
Amour ?
Laisse tomber.
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