Johan Geeraard Adriaan T’Hooft alias T'HOOFT Jotie (9 mai 1956 - 6 octobre 1977) est un poète néoromantique flamand. Il est connu pour avoir eu un style de vie "hippie/junkie", sa poésie est liée à la mort et sa disparition prématurée à l’âge de 21 ans s'apparente à un suicide lié sa toxicomanie ; ces éléments ont fait de lui une légende dans son pays natal. Sa vie et sa mort par overdose ont fait l’objet d’un film, sous le titre anglais "Junkie’s Sorrow".
Jotie T’Hooft est née à Oudenaarde, en Belgique. Fils unique, durant son enfance, c'est un excellent élève, mais a des difficultés pour s’adapter à sa vie d’élève dés le secondaire. Il est expulsé de plusieurs établissement scolaire à l’âge de 14 ans. C’est alors qu’il trouve refuge dans la littérature, en particulier les œuvres de Franz Kafka et Hermann Hesse, aussi dans la drogue. Il a déménagé à l’âge de 17 ans pour étudier à Gand. Cependant, sa dépendance à la drogue l'empêche d'entreprendre ses études. En 1973, T’Hooft fait sa première tentative de suicide. Il se marie en 1974. Son beau-père, Julien Weverbergh, est à la tête de la maison d’édition Manteau qui accepte de publier ses œuvres.
Malgré sa notoriété littéraire, T’Hooft doit continuer à lutter contre ses problèmes de drogue. En 1977, il meurt d’une overdose de cocaïne. Il a écrit un message d’adieu à sa femme sur un de chez eux et a laissé son magnétophone jouer The End des Doors en boucles. T’Hooft n’avait que 21 ans à l’époque.
Le thème le plus récurrent dans sa poésie est la mort, qui l’obsède dès son plus jeune âge. Ceci est parfaitement caractérisé par une phrase de l’un de ses poèmes : Je suis le monde, en moi la fleur de la mort s’est réveillée sans arrêt. Selon sa poésie, il se voit comme un étranger ; Le monde est un lieu étranger pour lui.
T’Hooft a également écrit divers essais sur ses artistes rock préférés, notamment The Doors, Frank Zappa, Nico & The Velvet Underground. En 1974, lui et un ami ont également réalisé une bande dessinée obscure, faisant la satire de Dieu et de Jésus.
Jotie s'est fabriqué un alter ego : Charles Louis Daenen et il a joué cet autre-moi lors de ses premiers récitals de poésie.
T'HOOFT Jotie est au repos au cimetière de Oudenaarde.
- Depuis le 7 juillet, jour de mon anniversaire, je bourlingue de Douai à Oudenaare, Berlegeem, Oostende, Dwai, Oudenaare (à nouveau), Petit Kapel à Drogen, Gand. Hier, avant de retrouver Roland van Campenhout, Pieter-Jan de Smet et Steven De Bryun en Kapel Petit de Drogen (Gand), prenant le risque d'arriver en retard à destination, une pulsion me pousse à faire un détour par le cimetière d'Oudenaare pour à nouveau saluer Jotie T'HOOHT dont j'ai décidé de traduire en français ses poèmes et les publier. Bien aprés le concert au Kap Petit, il va être minuit, je rentre en bagnole et juste avant une bretelle d'autoroute pour prendre la direction du centre de Gand, je tombe sur cette vision... la vraie poésie ordinaire, en somme, celle de la vie authentique ; Jotie, tout comme moi, aurait 70 ans.- Christian-Edziré Déquesnes, Gand, le 19.07.2026.
Il pluie il pluie sur Gand / Et tant tourne la pluie entre le ciel et Gand / Qu'on ne sait plus s'il pluie s'il pluie sur Gand / Ou si s'est Gand qui pluie vers le ciel. - Peter Wullen.
Drôle, ce jour pluvieux est ici... Il pleut... et j'aime cette pluie ; L'odeur de la terre et de la tranquillité. - Matar Ar-raghbât.
La vie d’un bébé est un roman singulier de François Weyergans, publié initialement en 1986 chez Gallimard, puis dans leur collection de poche Folio ; roman singulier où le narrateur est un fœtus, François Weyergans imagine sa conscience, ses sensations, ses peurs, ses pensées, et même une forme de savoir universel qu’il perd progressivement en se développant. Le roman mêle humour, vertige métaphysique, introspection avec une fantaisie certaine. - Christian-Edziré Déquesnes.
Cette édition de ces deux corpus de textes et de poèmes d'Arthur Rimbaud vaut surtout pour la préface de Jean‑Luc Steinmetz dans l’édition GF Flammarion 1992 (Vers nouveaux – Une saison en enfer) est un texte de 43 pages denses, qui sert à orienter la lecture, et à définir l’unité profonde entre les Vers nouveaux et Une saison en enfer et c'est l'une des plus brillante qui m'a été offert de lire. Jean-Luc Steinmetz qui reste l'un des biographes majeurs du poète aux semelles de vents présente Rimbaud comme un poète de la transformation radicale, dont l’œuvre est un laboratoire de formes (Vers nouveaux) et une confession barbare (Une saison en enfer). Il insiste sur la continuité entre ces deux ensembles : les Vers nouveaux préparent la rupture, Une saison en enfer en raconte l’effondrement et l’adieu. Jean-Luc Steinmetz rappelle que Rimbaud poursuit une ambition unique : Transformer la vie par les moyens de la poésie. Cette idée qui est reprise des 2 lettres du Voyant, structure toute la préface. Arthur Rimbaud n’écrit pas pour exprimer : il écrit pour déplacer, défaire, réinventer, inventer ; les Vers nouveaux : un laboratoire poétique avec les Vers nouveaux comme un ensemble de poèmes de transition, où Rimbaud explore des rythmes naïfs, des chansons anciennes, où il tente de simplifier la forme pour atteindre une vérité plus nue. Ce sont des poèmes encore liés à la vie quotidienne, aux lieux traversés, aux amitiés, mais déjà marqués par une fatigue du lyrisme et une désillusion. Une saison en enfer : la confession barbare, Jean-Luc Steinmetz insiste sur le caractère autobiographique, mais non réaliste, de Une saison en enfer qui n’est ni un journal, ni un récit mais une mise en scène de soi, une autopsie spirituelle, un procès intérieur. Cette préface souligné des points essentiels : la rupture avec Verlaine comme nœud dramatique, les lieux, contextes et dans quelles conditions (Paris, Londres, La Roche), ces épisodes poétiques sont générés, écris ; l'évocation de la dimension contre‑évangélique du texte (inversion des symboles chrétiens) est forte, la tension entre damnation et renaissance puissante. L’importance capitale d’Alchimie du verbe, où Rimbaud relit et juge ses propres tentatives poétiques. Jean-Luc Steinmetz rapelle qu'une saison en enfer est le seul livre publié par Rimbaud de son vivant, ce qui lui donne un statut particulier : un testament poétique, mais aussi un adieu prophétique d'Arthur Rimbaud à la poèsie, même si par la suite, il y aura les "Illumilations". Jean-Luc Steinmetz permet d'appréhender avec cette préface que la modernité évoquée, vouluen par Arthur Rimbaud et un désir nouveau de la poèsie avec le refus des formes anciennes et que son rôle de poète une volonté d'être en avance sur son temps et que le final de Une saison en enfer — « Il faut être absolument moderne » — doit être entendu comme un constat, non un programme ou un voeux : Arthur imbaud a atteint la modernité en se brisant et les Vers nouveaux en montrent l’effort, Une saison en enfer en développe l’effondrement, ensemble, ils racontent la dernière année, la phase finale, de création poétique d' Arthur Rimbaud. En conclusion Jean-Luc Steinmetz exprime qu' Arthur Rimbaud, dans ces textes, atteint une forme de vérité poétique extrême : une parole qui se retourne contre elle-même, qui se juge, qui se détruit, mais qui ouvre la voie à toute la poésie moderne.- Christizn-Edziré Déquesnes.
Au bar, aux bières du soir, de par le sourire de la Madonna de Kerouac sonnent les rieuses cloches-flammes de l'envers de l'Enfer... Elles cognent, elles résonnent... puis surgissent les pas legers de Lola sur les pavés de Grés, en accueillante, place St Amé, bienveillante taverne de Douai... - Ligne de prose poétique collective.
Pour l’anniversaire, à l’automne 2020, des deux passages du Poète
aux semelles de vents à Douai, ma ville natale, j’ai écrit Arthur
Rimbaud, un effaré en Douai qui devaitfaire l’objet d’un livre ; mais une promesse non tenue en a décidé autrement ;
finalement, ce fut en franc-tireur, et sous forme de fanzine que ce travail a
été publié, diffusé modestement. Depuis, Jacques Cauda qui avait réalisé les
illustrations, m’a proposé de l’éditer dans la collection qu’il dirige chez
Douro, j’ai répondu d’accord pour Arthur Rimbaud tout autant
que pour Douai mais j’ai tenu à ce que ce travail auquel j’avais déjà associé
Pascal Lenoir, Jean-Paul Gavard-Perret et Jacques Cauda, JAAAck ! comme je
le nomme, devienne davantage une affaire de Camarades, une affaire collective
de poésie vécue dans le partage. Alors s’en viennent d’autres
collaborations afin de célébrer Arthur Rimbaud, l’année des 150 ans de
l’arrivée en mai 1872 des deux Lettres du
voyant à Douai. Il ne s’agit pas, ici, d’un livre de spécialistes mais d’un
ouvrage de Camarades qui, chacune, chacun, à sa manière, exprime combien
l’enfant terrible de la poésie française, au-delà du mythe, est toujours
présent dans nos vies, cette vie qu’il espérait tant voir changer par la
Poésie.
Remarques : Nous vous présentons, là, la maquette de la couverture et 4 de couverture, avant correction, et il faut lire Gérard Lemaire & non Georges. À signaler aussi que le titre est un emprunt à une inscription de Louis Scutenaire.
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il s’agit d’un ouvrage rare, difficile à trouver, Il s'agit d’un ensemble de travaux universitaires consacrés à Rimbaud et Chypre, issus d’un colloque tenu sur l’île. Il confirme les séjours de Rimbaud à Chypre (1878–79, 1880) qui ont nourri des travaux littéraires locaux et une réflexion universitaire et cela s’appuie notamment sur les lettres écrites depuis Chypre par Arthur Rimbaud et montre que la période chypriote est devenue un objet d’étude autonome. Les travaux sur Rimbaud à Chypre ont souvent été publiés dans des revues académiques locales ou des ouvrages spécialisés Les actes de colloques littéraires chypriotes ont été que rarement diffusés commercialement. - Christian-Edziré Déquesnes.