samedi 7 décembre 2019

LE NOUVEAU COMMANDEMENT


LE NOUVEAU COMMANDEMENT

L'idiot de la bourrasque de
Pluie et de grand vent du
Cimetière du Moulin des Loups demande
Aux absentes 'Pourquoi sans vergogne vous 
'vous vautrez aux glorioles  virtuelles si
Ephémères et effroyablement mercantiles ? Apportant le
Nouveau commandement l'homme en noir
A  frappé à la porte de
Mon Amour. Le Roi des roi
N'est pas mort, il me
Livre un nouveau commandement sacré. Ozymandias !

N'offrez plus vos baisers aux
Cœurs de toutes promesses de lettres
que jamais vous n'avez posté.
Ne jetez plus en pâture les
Images des sourires de vos enfants
Malades aux spectateurs des nouveaux jeux
Du cirque de ces 'amis' de
Paille ! ces 'amis' de rien qui
S'enflamment bientôt, se consume complètement
Aussitôt qu'une étincelle de vérité
Se révèle à leurs yeux alors
Des innocents sont blessés ; Puis bien
Plus tard ne respirant plus que
La bêtise, votre visage devient haineux
Car une colère sans nom vous
Assaille et vous arme pour tuer 
Au nom d'un amour qui
N'en est pas, Plus une
Once d'élévation en cet instant,
Là ! pour votre pauvre humanité - NOUS
Sommes tous des pauvres ! - Ce moment,
Là ! peut se montrer terriblement fatal ;
Tôt ou tard quand ce je 
Est fait la partie n'est
Rarement que remise, il y a
Toujours dans les parages un type
Du calibre de Stagger Lee afin
De redistribuer les cartes qui sont
Pareilles à des balles de colt.
Alors sans dire un mot, même
Si en vous tournant le dos,
Vous l'avez vu repartir sans
Qu'il vous abatte sur place,
Il a récupéré, restauré la dignité
De son chapeau. Puis vous toute
Ou tout de noir vêtu derrière
Vos fourneaux, à astiquer vos casseroles,
Vos marmites à cuisiner pour l'
Argent, le profit et la gloriole
Vous ne voyez pas qu'il
Repasse par la porte du fond...


Ozymandias ! Livre un nouveau commandement sacré.
N'est pas mort, il me
Mon Amour. Le Roi des roi
A  frappé à la porte de
Nouveau commandement l'homme en noir
'Ephémères et effroyablement mercantiles ?' Apportant le
'vous vautrez aux glorioles virtuelles si...'
Aux absentes 'Pourquoi sans vergogne vous...'
Cimetière du Moulin des Loups demande 
Pluie et de grand vent du...
L'idiot de la bourrasque de...


En vers arithmonymes de six.

Christian-Edziré Déquesnes,

Les 7 et 9 décembre 2019, en Dwai.


BACK DOOR MAN
par HOWLIN' WOLF

BACK DOOR MAN
par The DOORS

BACK DOOR MAN
Version originale
par son créateur,
WILLIE DIXON.

BONUS













THERE WAS A SAVIOUR / IL Y EUT UN SAUVEUR (1940) - DYLAN THOMAS


Ce fameux concert de John Cale commence par
'There Was A Savior / Il y eut un sauveur'
de Dylan Thomas.



Quand je regagne mon lit, ce soir, pour la première fois depuis la mort de mon père, Arthur Déquesnes, le 2 novembre, j'allume la musique... - le poste radio-cd est sur ma table de chevet - ...pour écouter la chanson de John Cale au son de laquelle Papa est sorti de l'église de par l'allée centrale où nous le suivions... c'est un poème de Dylan Thomas mis en musique et chanté par John Cale... ...pourtant ce n'est pas fini cette "histoire"... Ce n'est pas cette chanson là, cette plage là  que NOUS avions choisi du disque pour la sortie de l'église de notre père... mais le lecteur fait un caprice et il envoie 'Introduction+There Was A Saviour Interlude I' ; à la relecture, ce soir, des paroles, je ne crois pas vraiment que ce soit un hasard. 
Vous savez dans la poche de mon père j'ai glissé un stylo, à côté du flotteur de pêche glissé par son second fils Frédéric,  afin qu'il NOUS "écrive" des messages... il a fait vite, Arthur !... C'est SENSASS !

Je vous embrasse toutes et tous très fort et fraternellement.

There Was A Saviour (1940) - DYLAN THOMAS, extrait de 'Visions & prières'.
'There was a saviour
Rarer than radium,

samedi 26 octobre 2019

LE VOL DES PRIÈRES - partie 1 & 2.


Peinture d'Adelin Donnay

LE VOL DES PRIÈRES. partie 1.

La Morte lente, la chance lente, la chancelante... dors en Paix.
Quelle vie de débauches ?
Quelles débauches ?
Quelle Vie ?


Quelle mort ?
Quels silences ?
Quelle mort aux silences ?
L'arbre nu, les prières effacées, la tête tranchée, ...d'or l'épée.

Et toute Musique mutique est au lyrisme statique.


Produit par John Cale (piano).



LE VOL DES PRIÈRE. partie 2.

En toute Musique mutique, le lyrisme est statique. 

L'autre "poète" écrivaillon de l'informatique
Aux lèvres de ses verbes virtuels qui s'auto-applaudit
Dans la reptilienne cooptation des voyeurs
Derrière le sociétal écran collectif à spectacles,
Qui s'offre l'extase de par son commentaire
Sur l'éperdue souffrance dépoitraillée
De Celle à en perde sa pudique intimité
Qui encor maladroite au corps s'exhibe
Pour de l'horreur espérer s'enfuir  plus loin...

Plus loin... au sans nom
De ma Dignité d'animal sacré
Sans plus d'adorée chemise
Mais d'or l'épée de ma prière
C'est là où de ma pauvreté, je vous survis
Sans vous poursuivre
Au bleu des bleus
BleuNUIT.

Un enfant, un fils, pleure joyeusement
Aux étoiles, au nom du père à réinventer.

['je me répète parce que l'on ne m'entend pas.' - Louis Scutenaire.]


mercredi 23 octobre 2019

...ANGE DANS LA PEACE DU LOUP...

Ô Muze !
Dans le fort des mots sans entre deux dans l'en corps de l'histoire de l'autre espoir qui comme moi se vautre Ange dans la peace du Loup... Bien vers toi,
Ô Muze.

Photos : (1)Mary d'Osteend et (2)Ophélie Aumitar.

         (1)

         (2)

vendredi 18 octobre 2019

DANS LE GORILLE À LA PENSEE BLEUE.



À Anne Marie Carreira

Je déclare...
Comme Maurice Wullers,
en d'autres temps,
À l'encontre des hommages
Et jérémiades en célébrations
Pour ceux tombés pour la nation,
Proférés par des Politiciens
Jadis bien à l'abris,
...- CRAPULES, ALLEZ !
Aux précieuses ridicules
Au commentaire 'Brises nous encore'
Tandis que de la poésie des Rastignac
De  Bretagnes Où d'ailleurs,
qui ne montent même plus à Paris,
Se contentant de nous distiller leurs rimes
Et leurs proses fadasses
Via la modernité virtuelle
Dans la dématérialisation de la vie,
Dans la déshumanisation de l'amour
Via les vecteurs des réseaux sociaux aseptisés 

Je suis dans le Gorille à la pensée bleue

En ne cessant pas de percer ma vie
De mon cri à être dans le Travail du poème.

Christian-Edziré Déquesnes.

*****

De Julie Ladret.

Quelque chose s'est brisé en moi.
Je ne sais pas quoi mais je sais précisément l'instant.
Je sens le goût du métal s'exhaler à mesure que sèchent mes larmes.
Celui du sang écoulé dans un temps bien trop long pour souffrir vraiment.
Un goutte à goutte, une mer hémorragie.

Si j'écris ce n'est pas pour survivre, on ne peut vivre d'encre aussi palpitante soit-elle.
Si j'aime ce n'est pas pour survivre, on ne peut vivre d'amour aussi puissant soit-il.
La vie ne tient à rien, ni à un fil, ni à personne.
Je me remplis d'encre et d'amour et je m'en retourne comme un sablier.
Je vis chaque seconde la perte du restant.

Je n'écris pas parce que j'en éprouve l'envie ou le besoin.
J'écris parce que je vais mourir.
Si ce n'est moi,
C'est quelque chose en moi qui m'est essentiel.
J'écris seulement pour laisser une trace de cette chose suffocante dont je ne connais ni la teneur ni l'espèce.
Je reconnaîtrai sa fin lorsque ma poésie me deviendra inconnue, propre à être distillée dans l'alambic des mots.

Mais je ne ressens aucune peine, aucune peur pour cette perte car je connais plus grande peine, plus grande peur encore.
Quelques chose s'est brisé en moi comme ça, d'un coup sec, promptement, m'offrant au vide de mes restes.
Il me suffira d'en vivre
Il me suffira

mercredi 16 octobre 2019

De JULIEN BLAINE en mémoire à JOHN GiORNO


Avec John :

Un nombre incalculable de souvenirs, que des bons !

Quand je passais à New York, je dormais dans son temple bouddhiste; Là se trouvait la banquette réservée à ses amis de passage. Je m’assoupissais dans un léger parfum d’herbes et d’encens


Nous nous retrouvions ici ou là à travers le monde. Ainsi pensant quelques jours nous fûmes (!) invités ensemble dans l’île de La Réunion. Un jour au petit matin le volcan Piton fournaise éjacula. La lave se répandait jusqu’à la mer. Elle s’écoulait doucement... Nous attendîmes quelques jours pour contempler la lave éteinte et désormais tiède au bord de la mer. À ce moment, la coulée avait pris la forme d’un large canapé relax. Nous nous y allongeâmes. Nous nous fîmes une promesse par respect pour nos vieux os et à nos articulations déconjuguées : ne plus en bouger jusqu’à ce que la lave soit glacée.

JOHN GiORNO             JOHN NOTTE



12X2019