En 1871, arrivent à Douai, rue de l'Abbaye-des-Prés pour la première, rue Jean de Boulogne pour la seconde, les deux Lettres du Voyants d'Arthur Rimbaud, elles vont révolutionner la poésie, ouvrir des portes... Ces lettres vont avoir une influence gigantesque sur le devenir moderne de la poésie, de la littératures ; ces lettres ont désormais une notoriété mondiale et je le dis à nouveau : elles ouvrent des portes... dans cet esprit, je propose d'essayer de faire émerger, en Douai, une association multiculturelle et ouverte sur le reste du monde, non pas seulement pour célébrer Arthur Rimbaud, Les Lettres du Voyants mais aussi afin de faire vivre la poésie sous des formes multiples, littéraire, musicale, picturale, plastique... dans un rayonnement multiculturel le plus large possible ; puis comme l'a écrit le poète surréaliste Louis Scutenaire Les inédits de Rimbaud, c'est nous.
Si d'essayer d'inventer collectivement cette association et une aventure qui vous tente, n'hésitez pas à me contacter.
Christian-Edziré Déquesnes
christian.dequesnes@bbox.fr
Faim
Arthur Rimbaud
Si j’ai du goût, ce n’est guère
Que pour la terre et les pierres.
Je déjeune toujours d’air,
De roc, de charbons, de fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons.
Attirez le gai venin
Des liserons.
Mangez les cailloux qu’on brise,
Les vieilles pierres d’églises ;
Les galets des vieux déluges,
Pains semés dans les vallées grises.
***
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.
Les salades, les fruits
N’attendent que la cueillette ;
Mais l’araignée de la haie
Ne mange que des violettes.
Que je dorme ! que je bouille
Aux autels de Salomon.
Le bouillon court sur la rouille,
Et se mêle au Cédron.


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