samedi 25 avril 2026
"CA VA ALLER... " de Morgan de Dwai.
Ça fait aller....
Comme l'âme d'un poète peut aller...
Entre le feu et la glace
L'altitude et la pénombre
Les cieux et l'enfer
Enfin tu vois quoi je pense !
Oui j'ai essayé de t'appeler samedi mais tu n'as pas répondu. Je me suis dit que tu n'avais peut être pas envie de parler ou que tu étais occupé.
Le décès de cette dame t'affecte
Moi ma vision de la mort c'est qu'elle est une libération
En fait nous sommes tristes de continuer à vivre sans cette personne
Mais ce n'est pas vraiment pour son départ que nous pleurons
Car en fait d'atomes
Nous rejoignons l'unité
Tu sais parfois j'ai hâte de mourir
C'est terrible peut-être de dire cela
Mais c'est peut-être aussi le lot des âmes douée d'éternité
Elles vont et viennent sur cette terre
En prennent toute sa liqueur comme le feraient des myriades d'étoiles qui se consument dans l'atmosphère
Et qui disparaissent avant même de toucher la surface
Tu vois je vois l'âme du poète comme ce météore
Qui sent goûte et repars tel un gaz inodore
Qui s'étend dans l'espace
Dont on n'eut soupçonné son existence
Mais dans un flash lumineux
Le monde aura connu pour un temps l'émerveillement et la grâce
Je vois comme ça ma vie de poète
Portée par l'émerveillement et la grâce
Mais de grâce et d'émerveillement
Très peu je ne vois si ce n'est plus jamais
En cette vie cabossée
En ce temps trop réglé
En cette Humanité dispersée et entravée
Mais les atomes après la mort
Autant de points lumineux d'énergie qui retrouveront leur place dans la nature
Alors nous ne serons plus des individus
Mais nous resterons
L'univers a une mémoire
Et nous sommes déjà inscrits dans le cœur du temps
Les poètes servent à cela
Ils sont des accélérateurs du temps
D'où leur vie brève et intense
Et lorsqu'elle s'éternise
Celle ci n'a plus de sens
Car la durée concerne les calculateurs
Ceux qui comptent en décennies
Alors la durée ne sied pas au poète
Elle ne se fait que souffrance
Puisque le monde est un asile
Où l'on nomme la beauté "folie"
Et où les fous sont les juges
Et les poètes faits prisonniers
Parce qu'on condamne leur liberté
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire